LA LASSITUDE EN VOYAGE

Aujourd’hui j’ai décidé d’écrire sur un sujet changeant et qui dépend forcément des différentes personnalités. Dans cet article je parlerai de mon expérience personnelle, mon ressenti et mes envies.

Je viens d’avoir 26 ans, et on me dit que j’ai passé un quart de siècle. Soit environ 32% de ma vie (si je meurs à 80 balais). Mais quand je regarde ma petite vie passée, depuis 2012 je suis en vadrouille dans le monde. 2 mois à Londres, 8 mois au Canada et un an et 9 mois sur ma selle, soit 7% de ma vie en dehors de chez moi.

London 2011
Canada 2012
Laos 2016

 

Quand j’étais gamin je voulais être pilote de rallye, puis footballeur, puis commercial.
colin-mcrae

 

Le rallye c’était en 6ème, j’étais dingue des sports automobiles et de Colin McRae. Les bagnoles c’était ma passion.

 

 

 

Le Brésil et le football.

Le Brésil et le football.

 

 

Puis vint le foot ! Le foot ça vient de mes origines et de la société. Mes origines brésiliennes m’ont fait aimer le foot et la société m’a dit de faire comme la plupart des garçons, « va jouer au foot ».

 

 

 

 

1394568505_004_GeneralEn grandissant, la société m’a dit « mais tu sais, il faut qu’après le lycée tu trouves ta voie ». Qu’est ce que ça veut dire ? Je ne sais pas encore si je vais avoir le bac qu’on me dit de trouver ma voie et même un futur boulot. Comme la majorité j’étais perdu, stressé et je ne savais pas quoi choisir. A cette époque j’étais en couple et ma copine me disait de rester avec elle ici et de faire le BTS Négociation Relation Clientèle qui se faisait dans le même lycée. Regardant les futurs opportunités, la facilité du diplôme il ne m’en fallait pas plus pour choisir cette voie.
J’ai écouté la voix de la société qui m’avait dit en naissant qu’il fallait aller à l’école, avoir de bonnes notes, puis aller à l’université, un job, une femme, une maison, un enfant et un petit chien.
J’ai quitté ma copine et j’ai décidé de continuer le BTS en deuxième année, mais en alternance à 60km de chez moi. Je l’ai eu les doigts dans le nez. Mais après ?
Je n’ai pas été pris à l’école de vente Renault, et me voilà, en fait perdu, car la vente n’était peut être pas ma voie, je l’ai fait car je ne savais pas quoi faire. Ça ne me bottait pas plus que ça et je n’avais aucunement envie de continuer à « perdre mon temps ».

Ça c’était la petite partie sur la société qui m’avait dit de suivre ses idées. Mais l’éducation que j’ai reçu m’a appris autre chose.


 

Mes parents, père brésilien, mère française. Mon père est arrivé en France sans parler la langue et ma mère a vécu dans une famille soudée par l’amour familial.
Mon père a appris à se battre pour se faire une place parmi les français. Il a un CAP garagiste et il est maintenant comptable chez Renault. Ma mère a du travailler tôt pour payer sa liberté et faire ce qui lui plaisait, travailler avec les enfants.
Tous les deux ont voyagé à moto en Europe, Afrique, mais aussi en 4L, R6 !
J’ai été élevé avec ses images de voyage et de réussite. Mais surtout ils m’ont appris à faire ce qui me plaisait. Ma mère via sa passion pour l’aide aux enfants et mon père par sa vision du futur.


 

Faire ce qui me plais ! Je sens que le voyage m’intéresse, j’ai envie de découvrir et être un aventurier. Alors aux alentours d’Octobre 2011 je décide de partir au Canada avec le visa Vacances Travail  ! Je n’avais pas en tête le travail bien entendu.
Février 2012 j’y suis ! Pendant 8 mois j’ai fait ce qui m’a plu, j’ai galéré, je n’ai plus eu d’argent, j’ai dormi sous un arbre, dans une gare, mangé un burger par jour pour économiser. J’ai traversé des paysages incroyables, fait du stop, marché en sac à dos, pris des bus ! Une vie de semi nomade. Je ne vais pas refaire l’histoire mais c’était de véritables leçons pour moi.

J’ai du gérer ces problèmes, mais la société ne m’avait pas appris à le faire, car j’étais supposé faire mes études à ce moment !

En rentrant il était pour moi hors de question de reprendre un travail et rester enfermé dans un bureau pendant que la vie passe. Le monde est grand et il faut que j’aille le découvrir.
Octobre 2014 je pars pour un tour du monde de 5 ans à vélo !

Le voyage et le nomadisme c’est ma vie. Je décide donc de quitter ma zone de confort. Je deviens un pro du « il faut profiter ». Par la j’entends d’arrêter de s’acharner au travail, et réfléchir à son futur, profiter de la vie.
Je suis le plus heureux sur mon vélo, la société ne me dit plus rien, je suis libre avec le peu d’argent que j’ai. Je rencontre des gens absolument merveilleux, des cultures que j’ignorai. Je n’en reviens toujours pas de la simplicité du monde dans lequel on vit. Les peuples sont accueillants et vous ouvrent leurs portes, vous devriez y jeter un œil. On ignore ce que sera fait demain et c’est excitant. Je ne sais pas où manger, dormir mais dans tous les cas je trouverai. Être perdu au milieu du Pamir au Tadjikistan avec sur la droite l’Afghanistan, apprécier le vol d’un oiseau, le thé qu’un iranien vous offre, la bière que le chinois vous tend, le sourire d’un birman, le pain du marocain, les montagnes du Monténégro, la sensation du vent dans la descente. Je suis heureux.
Je vis avec le nécessaire et chaque petit instrument est important.


 

Depuis 2012 je baroude, je profite pleinement de ma vie.
Octobre 2015 et le Pamir marque pour moi un tournant.
En Mars 2016 je décide de retourner à l’école à Taiwan pour étudier le mandarin.
Septembre 2016 je commence.


 

Je n’arrive plus à apprécier mes journées depuis la fin de la Chine, en fait je suis lassé. J’ai quitté une zone de confort pour m’en fabriquer une nouvelle. Le voyage fait rêver et je suis le premier supporteur de la réalisation de ses rêves.

J’ai décidé de partir de mon pays car j’en avais marre. Mais je suis très fier d’être français et européen. Mon passeport me permet de voyager partout dans le monde, chose que nous oublions très vite. J’ai vu beaucoup de visages tristes me disant « vous avez de la chance, j’aimerai être français pour pouvoir voyager ». Il m’a fallu du temps pour comprendre la chance que nous avons d’être français!

« Adieu » que j’ai lancé à la France il y a 2 ans. Je suis parti, je ne reviendrai plus. Mais dès la moindre merde j’étais très content d’aller à mon ambassade pour signaler un problème ou pour appeler à l’aide.
Le voyage est une expérience unique. Mais finalement, je me réveille, je dois démonter ma tente, me faire un petit dej, rouler des heures, me forcer à apprécier l’accueil des gens, puis planter la tente et dormir.
Ce n’est pas une catastrophe si vous ne ressentez plus le plaisir de voyager, c’est simplement que vous êtes arrivés au point culminent du voyage. On rêve tous d’une vie de nomade et de se sentir libre mais putain qu’on en chie quand même ! Malheureusement quand on manque d’argent aujourd’hui on a du mal à vivre, on survie mais pas sainement.
Oui il y a des contres exemples parfaits et j’en ai rencontré sur la route.
Voyager me stress maintenant car je suis conscient que je n’apprécie plus, mais je dois encore rouler un peu. Alors je roule plus vite, je ne m’arrête plus prendre des photos… Je n’y arrive plus. C’est comme lorsque vous vous forcez à faire l’amour avec une personne que vous n’appréciez pas… au bout d’un moment il faut arrêter.

« Voyager c’est génial, mais en faire tous les jours ça en perd de sa valeur ».

J’ai expérimenté la vie de nomade et je l’adore, j’aime le voyage, dormir en tente et découvrir mais j’ai d’autres idées, pensées. Me poser ? Pourquoi pas.
Je pense donc à reprendre mes études pour pourquoi pas tenter l’expérience d’une carrière pro.

Pourquoi? Le voyage m’a permis d’acquérir un grand nombre de connaissance, les gens que j’ai rencontré, les différentes cultures, les relations sociales etc. Avant de partir je le dis, je ne voulais pas travailler. Alors que désormais je ressens le besoin de travailler (boulot, ou faire travailler mon cerveau).Tout cela à un sens maintenant. J’ai besoin d’étudier car je n’apprends plus grand chose en voyage et l’université va m’apprendre de nouvelles choses et c’est ce que j’ai besoin:  acquérir de nouvelles connaissances. C’est drôle de se regarder il y a 2-3-4 ans en arrière et de se voir maintenant. Je disais que je n’irai plus à l’école… Et maintenant je veux y retourner. J’ai comme une sorte de revanche à prendre contre moi même, comme si je n’avais pas accompli quelque chose.

Je vais donc étudier le chinois à Taiwan, car j’aime le chinois et le voyage m’a fait aimer la Chine et sa langue. Alors pour avoir les connaissances de la langue, au lieu de rouler de ville en ville, je vais rester en ville et m’en imprégner.

Ce trip m’a donné la chance de m’ouvrir au monde et il me permet d’aller assouvir ma soif de connaissance. Maintenant j’ai besoin d’autre chose que de rouler, je vais étudier à l’université!
J’ai fait ce que je voulais faire, ce qui me plaisais sur le moment. J’ai écouté mon corps et cœur et je les écoute toujours. J’ai besoin de changement.

La vie est remplie d’opportunités diverses. On entend souvent « follow your heart », le mien me dit d’arrêter. Alors oui il faut être conscient qu’au bout d’un moment vous êtes lassés de voyager. Je suis parti pour 5 ans sans même vouloir travailler ensuite. Le voyage vous laisse le temps de changer et c’est ce que j’aime.


 

Les puristes nomades me diront que la société m’a rattrapé, en fait je continu juste à écouter mon cœur et ma tête. La société m’a dit de rester dans la ligne de départ, j’ai effectué un détour et j’ai découvert un autre chemin.

Thomas

Written by Tom

12 Comments

Pierrick

Bravo Thomas,

Bravo d’avoir ouvert ton coeur, bravo pour ton courage et ta pugnacité, bravo pour tous les instants de bonheur que tu as égrainé et partagé sur ta route, bravo pour cet exploit plein de sens pour ta vie, bravo d’en arriver là. Nos chemins se sont croisés à Saint-Brevin-les-Pins au début de ton voyage en 2014. Ton existence semblait encore réglée comme du papier à musique, tout était encore parfaitement planifié. Au fil de tes récits sont apparus, l’insouciance, la spontanéité, le mystère. Au cours de ton périple, tu as rencontré Ta Vie, tout a pris un autre sens, tu as apporté beaucoup à beaucoup de gens et à toi même. Aujourd’hui tu es rassasié de voyages, tu demandes à ta vie ce que tu vas faire demain, certaines choses sont restées sur le chemin d’autres sont venus remplir ton coeur, il faut du temps pour digérer tout cela. Tu as nourri tes envies, tes rêves et tes désirs, tu sais les fameux alliés qui t’aident chaque jour à te sentir mieux et à faire les bons choix. C’est une belle aventure humaine que tu as vécu, tu as donné du sens à ta vie et goûté sans limite à la liberté, non la société ne t’a pas rattrapé bien au contraire, aujourd’hui tu te sens vivant et ça c’est juste beau. Au plaisir de se revoir. Pierrick

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Tom

Merci Pierrick pour ce super message. Je suis très touché par le fait que vous suivez mon aventure et que vous arrivez à ressentir ce que moi même je ressens.
Je me souviens très bien de vous :) Par cette belle matinée d’octobre, ciel bleu.
Oui je pense que le voyage a donné un autre sens à ma vie, sur qui je suis. J’ai de l’ambition comme j’ai toujours eu, et j’aime voyager plus que tout. Mais il est vrai qu’au lieu de me forcer à faire quelque chose que je n’apprécie plus il est préférable de faire une pause.
A bientôt Pierrick.
Thomas

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So

Je n’ai jamais pris le temps de lire un article sur ton blog, je suis un peu tes photos de loin mais c’est tout! Et là, en voyant le titre « lassitude » je me suis dit : mais qu’est ce qu’il se passe?!
Maintenant j’ai la reponse! Je te comprends complétement , tu as voulu « changer » de vie et dans ce changement tu as trouvé un pays qui te plait, une culture.. W

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RAUL

Salut Thomas, on ne se connait pas mais en préparant notre voyage à vélo en 2014, j’avais commencé à suivre ton périple. Je suis moi-même parti depuis presque 1 an et je pense comprendre ce que tu dis. J’ai toujours eu du plaisir à lire tes aventures en solo ou à plusieurs d’ailleurs, mais cet article me touche un peu plus. Merci à toi pour ce partage de pensée.
Bon apprentissage et bonne continuation. Au plaisir de te lire. Fred

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LE ROUX André

Merci Thomas pour cette analyse touchante et ce regard extraordinaire et plein de lucidité sur votre expérience.
André (père de Gautier)

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LN

Salut Tom!
J’adore ton article et il résonne tellement à mes oreilles! idem pour moi, partie depuis 1an et demie maintenant je ressens une certaine lassitude…. ou plus précisément pour moi une remise en question globale. Je suis partie pour ne rien regretter réaliser une envie et en pas me réveiller dans 20 ans avec des regrets! ce qui me rattrape aujourd’hui c’est le besoin d’être utile! voyager est un projet égoïste et après 1,5 ans de plaisir 100% personnel je ressens le besoin de participer à quelque chose de plus grand. j’envisage de me tourner vers l’humanitaire! car comme tu le dis si bien, on apprend tellement sur soi et sur la vie en se promenant sur les chemins du monde que ca serait con de en pas en faire profiter! C’est pas evident d’arriver a se dire qu’on veut arreter de voyage…mettre un terme à cette liberté tant voulue et au combien cherrie…. mais on est là pour suivre ses envies pas ceux des autres ni de la société en générale!! continue bien ta route !!

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Franck issanchou

Salut thom

Quelle belle leçon de vie tu donnes ,il y a un temps pour tous,et puis il faut écouter son corps et son âme ,j’ai eut la chance d’accueillir sur leur retour en France Aude et baptiste il nous on parler de toi et de ton envie d’apprendre le mandarin ,bon courage pour la suite et bonne chance

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Antoine

Salut Thomas!
Je suis un ami de Baptiste (Bato par chez nous) et Aude!

Superbe article ! Bravo!

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Noé

Bonjour Thomas,

Je viens de lire ton sujet. Il me parle tellement que je me devais de te dire bravo et merci pour ce regard si fin que tu portes sur le voyage et que je partage totalement. Voyageur, il me semble qu’on l’est tous d’une façon ou d’une autre à un moment ou un autre. Le voyage est une expérience il signifie pas forcément traverser le monde. Voyager c’est partie, revenir, prendre des chemins que nous rêvons de prendre … sur le moment …
Je crois que tu voyagera encore, et ton envie de vivre autre chose n’est pour moi qu’un nouveau voyage, il est juste différent. Le voyage permet la découverte mais il permet aussi de nous montrer une chose que l’on oublie au début: Nous avons des racines et y revenir ce n’est pas être rattrapé par la société ou je ne sais quoi. Mais au contraire cela me semble courageux. C’est comme ça que le voyage devient tolérance en allant et venant entre nos racines et l’inconnu pour comprendre aussi la chance que l’on a.
Ton article a fais résonance en moi ayant vécu les périodes que tu exposes, je te souhaite simplement encore de suivre ton cœur !
Que la suite de ton chemin soit rempli de voyage !

Noé

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Christine

salut, on s’est croisé dans la voiture de Matthias pour te ramener à Dushanbé.
Merci pour l’honnêteté de ton récit, j’ai vécu la même expérience et c’est parfois mal entendu pour les gens qui rêvent du voyage. Je suis curieuse de connaître tes aventures à Taipei. J’ai une amie qui a étudié le chinois là-bas pendant longtemps, si jamais tu as besoin de ficelles. Il me semble aussi qu’il y a des bourses à l’intention des étudiants français pour y étudier le chinois. Bon courage donc pour ces nouvelles aventures!

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Chenamwon

Salut Thomas,
Je suis tombé sur ton blog après moulte recherches googlesques avec pour mots clé « arr^ter de voyager, lassitude, normal? »… J’explique: je vis ma crise de la quarantaine, j’ai vécu dans 6 pays, Niger (2 ans), Haïti (4 ans), Norvège (3 ans), Cameroun (3 ans), Corée (2 ans) et là actuellement en Colombie depuis 2 ans, j’avais donc de supers bases de départ pour de super voyage atypiques (road-trip africains avec ma propre voiture, trekk peu facile à organiser de l’extérieur comme le Mont Cameroun, zones maintenant interdites comme le Sahara, lieux inexplorés comme les coins perdus d’Haïti, ou les zones reculées de la Norvège, la Corée à vélo,…) mais tout d’un coup je me demande si il ne serait pas temps de se poser pour de vrai! Je n’arrive plus à voyager, même pour une semaine, même dans mon pays d’accueil, je n’arrive plus à faire mon sac, à me battre avec les chasse-touristes, l’organiser avant de partir ne me fait plus rêver! Et quand tu te mets à cogiter comme ça tu te sens vraiment différent du positivisme ambiant des voyageurs quasi pros!
Car comme tu le dis ainsi que tes contributeurs, penser ainsi ne paraît pas normal, et n’est pas entendu pour ceux qui affirment toujours que le voyage est génial!
Alors juste pour ce témoignage pour te remercier, alors que cette interrogation profonde se fait plus en plus jour et occupe mes nuits sans sommeil, merci pour me faire comprendre que je ne suis pas tout seul!
Manu

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Tom

Salut Manu,
Déjà je voudrais m’excuser d’avoir mis presque un an pour te répondre… J’ai eu des problèmes avec l’actualisation du blog plus les autres trucs à faire à droite et à gauche. Merci de me partager ton point de vue. Je me rends compte que beaucoup de gens sont dans le même cas. Des amis cyclos ont eu aussi le coup de lassitude durant le voyage. En fait je pense que c’est normal, on arrive toujours à un point où on n’apprécie plus ce qu’on fait. Tu as fait pas de trips à ce que je peux lire et tout ça c’est un énorme point positif dans ta vie. Je ne vais pas de donner des leçons car j’en aurai plus à apprendre de toi, mais je fuis de plus en plus les endroits à touriste car ça me rend très mal. Certes je me suis posé dans une capitale, mais le fait de savoir qu’à 3km de chez moi je suis dans les montagnes sans le moindre touriste me fait du bien.
N’hésite pas à écrire sur ce sujet :)

Merci pour ton témoignage Manu.

Tom

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