LA GRANDE ÉPOPÉE DES BALKANS partie 1

 

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Un col à 800m et le 7 mai nous sommes en Slovénie. Malheureusement pour peu de temps car la route choisie ne fait que 44km…Quelques heures plus tard nous atteignons la frontière Croate où notre sans froid va être mis a rude épreuve.

 

Un jeune douanier nous prend a part et nous dit « If you have something give me it right now, here I’m the Boss this is Croatia » (Si vous avez quelque chose donnez le moi maintenant, je suis le boss ici c’est la Croatie !). On pense immédiatement à de la corruption. Je lui dis que nous n’avons pas d’argent qu’il n’aura rien. Lui non plus ne comprend pas. Il parle de drogue.. Mais il insiste encore, prend nos cartes d’identités et nous dit qu’il va aller chercher les chiens et ouvrirent les sacoches. Nous ne montrons aucun signe de faiblesse. Et 10m après il revient en rigolant et nous demandons quel est le projet etc… Nous prenons donc ce moment à la rigolade.

 

Les Balkans s’ouvrent à nous.

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Notre missions : déchiffrer le langage !

A Rijeka c’est le test des courses. Premier problème : les prix. C’est assez cher.

Deuxième problème : ce n’est plus l’euro mais le Kuna…

J’ai souvent entendu que la côte croate était magnifique, pourtant nous cherchons à la fuir. C’est direction les montagnes que le vent nous emporte !

cote croate monté apres la cote

Un des endroits les plus connus de Croatie, les lacs de Plitvice. C’est pour cela que nous préférons prendre les montagnes. Ce n’est pas de tout repos. Des cols de 10km à 13% seront nos amis jusqu’aux lacs.        Nous traversons les campagnes croates où les tracent de guerre sont encore visibles. Les maisons sont criblées d’impacts balles et totalement abandonnées.

Il n’y pas vraiment de village ou même de hameau. Les montagnes encerclent une maison par ci, une autre par là. Nous sommes en plein milieu de nul part.                                                                                                   Mes pensées sont quelques années avant, à voir les maisons j’imagine que les habitants avaient du mal à se réfugier…

Mais notre balade dans les montagnes continue. Les sapins ont remplacé les bouleaux .C’est complètement sauvage.

Le 10 mai nous approchons des lacs. A Vhrovine nous rencontrons Mohammed un anglais qui nous conseil un chemin pour se rendre aux Lacs. Une petite route sur la gauche à Babin Potok. « Elle est interdite à la circulation mais vous pouvez essayer » nous dit-il.

C’est dans ce même village qu’un spot à touriste nous sauve. Une vendeuse propose du fromage et du miel local. Ça sera notre repas du midi, du soir et du petit dej !

babin potok

Nous suivons les indications de Mohammed. Nous entrons dans la forêt de sapins géants, un petit ruisseau vient fendre en deux la clairière où nous décidons de passer la nuit. Il n’y a aucun bruit, juste le ruissèlement de l’eau.

 

 

 

Au petit shop j’avais vu une sculpture d’un ours, pour rire je dis aux gars de mettre la nourriture dans les arbres sans oublier le dentifrice en cas de danger.

clairiere

Le 11 mai, réveil à 5h pour arriver avant l’amas de touristes. Notre chemin tracé par des roues de 4×4 disparaît après le passage d’une barrière interdisant le passage à tout véhicule. Voilà le genre de chemin que nous aimons, nous traversons la forêt au levé du jour. Rapidement la route nous ralentie car ce ne sont plus des cailloux mais des pierres et ça monte. Difficile pour nous d’avancer à plus de 6km/h.

piste ours

Tout d’un coup, Luca s’arrête surpris par un bruit lourd à quelques mètres. Je regarde partout et là sur la gauche, un ours ! Peureux il remonte d’une dizaine de mètres et nous observe. Nous sommes clairement en milieu très sauvage, sur une route impraticable, où personne ne peut nous venir en aide.

C’est moins serein que nous continuons la route a écouter chaque bruit et regarder loin devant dans les virages.

A 7h30 nous sommes au dessus des lacs de Plitvice. Un paradis turquoise entouré de conifères. Nous n’avons pas le droit de circuler avec les vélos, pourtant nous le faisons. C’est un parc national, et nous devons payer l’entrée qui est à 14 euros… hors budget. Nous défions les rangers qui rodent mais on se fait arrêter. Bien entendu nous ne parlons pas anglais dans ces moments et nous devons attendre qu’un autre ranger arrive. Une fois le dos tourné nous enfourchons sur nos montures et filons à l’anglaise.

AustralienneNous sortons par un autre chemin non emprunté et nous rencontrons 3 filles qui font bronzette près de la rive. Elles voyagent en Europe en van aménagé. 2 sont d’Australie et une autre du pays de Galles. Au programme jeux de carte, feu de camps, dans un endroit paradisiaque.

 

 

 

Vers la Bosnie.

Sur la carte nous repérons une route qui semble être un raccourci (qui va beaucoup monter) qui nous fait éviter la route principale. Au loin on voit que ça va monter. La fin de journée approche et le but est d’arrivé au col. Pendant 2h on valse entre 10 et 15%. En haut c’est le bonheur, 17km de descente vers Donji Lapac. Sauf que la frontière n’est pas ouverte… Nous devons faire 25km en arrière pour le passage en Bosnie.

Colavnat Col Col avant Bosnie canon avant frontiere

 

BOSNIE HERZEGOVINE

Una

 

La rivière Una nous accueille. Un bleu turquoise très tentant qu’on descend tête baissée. Nous avions repéré d’en haut un petit chemin qui longerait la rivière. Finalement nous devons faire demi tour car il n’est plus possible d’accès. Le raft Camp Una nous offre leur terrain pour la nuit.

 

Notre point de passage obligatoire en Bosnie c’est Sarajevo. Entre les deux nous allons nous fier aux rencontres.
Le 14 mai nous quittons Rìpać. Il fait très chaud en ce mois de mai et la Bosnie est montagneuse tout comme la Croatie. Mais les endroits sont à couper le souffle.

MironUne rencontre en cette journée, c’est Miron. Depuis 4 ans ses parents construisent un restaurant entièrement bâti avec des anciens matériaux. Aujourd’hui c’est notre jour de chance. L’ouverture officiel du restaurant c’est demain nous sommes donc les invités, et même les tout premiers invités du restaurant.

 

 

Il nous explique le passé du pays. Dans la région de Ripac il y a eu le massacre de Srebrenica, plus 8000 bosniaques musulmans ont été tué par les Serbes. Qualifié de génocide, c’est le « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale »

 

Comme la Croatie, on trouve beaucoup de maisons abandonnées et criblées de balles. Mais l’accueil est incroyable. On ne tient même plus le guidon droit tellement nous répondons à leurs signes de mains. Le contraste entre les maisons et le sourire des Bosniaques montre que le pays cherche à oublier ce triste passé.

Nous traversons la ville de Kljuc pour changer nos euros en Mark puis prenons la direction de Jezero où nous dormons près de la Plivsko Jezero et des pêcheurs.

Jajce est la dernière ville que nous passons. Maintenant nous sommes entre les montagnes et les hameaux. Les habitants sont soit dans les champs soit en train de pêcher. Il est assez étrange de voir que la mosquée est à 10m de l’église. Les deux religions vivent ensemble sans problème. Mais ça sera dans une maison abandonnée que nous passerons la nuit.

Mosquée Hameau Paysage kjluc Trous d'obus Village

 

17 mai : une longue soirée.

 

Arrêté à 15h à Vitez par des bosniaques accoudés au café, nous allons prendre une petite bière en terrasse. Nous faisons connaissance avec nos nouveaux amis autour de quelques bières qu’ils décident de nous offrir. L’un est vendeur chez Renault, l’autre à l’université et tous heureux. Ils nous racontent le passé, la tristesse qu’ils éprouvent par rapport aux jeunes. Une fois diplômés ils quittent le pays pour l’Allemagne, Angleterre, Belgique… Eux, ils souhaitent rester ici. Ils nous emmènent voir le Match de foot qui oppose leur village contre une ville aux alentours. C’est avec plaisir qu’ils nous offrent le repas un délicieux Cevapi !

Sauf que nous continuons de boire.. ça jusqu’au fameux Rakija à minuit !

 

LE 19 MAI : SARAJEVO

 

Sarajevo, capitale de Bosnie-Herzégovine.

Nous sommes allés voir une exposition photo sur le massacre de Srebrenica. En 5 minutes nous avons été plongé en plein milieu de ce tragique moment. Les clichés sont choquant, mais ce qui me choque le plus c’est le fait que cela s’est passé il y a à peine 20 ans…

Comme dans toutes la Bosnie, Sarajevo a gardé ses bâtiments criblés de balles. Mili notre hôte souhaite, comme tous les habitants gardé ces bâtiments comme cela. Il nous livre certaine chose sur la Bosnie. Comme par exemple le fait que c’était mieux avant. Le communisme rendait les gens heureux, il y avait du travail pour tous et les prix n’étaient pas aussi excessifs qu’aujourd’hui.

Notre dernier jour à Sarajevo est du même gris que les bâtiments, il pleut! Et nous devons sortir pour rejoindre les montagnes.

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La pluie, le gris, et les nuages très bas nous transportent en 1995 lorsque les Serbes attaquaient les Bosniaques. Nous sommes dans les montagnes, nous serpentons entre les roches entourées par les nuages. L’ambiance est spéciale.

APrès Saraj

 

 

La fin de la Bosnie

Mission frontale! Nous testons les tunnels de Bosnie et à notre grande surprise au bout d’un moment il n’y a plus de lumière! On s’est fait piéger la première fois. On arrive en plein milieu et c’est comme ci nous perdions tout nos repères. La panique. Que faire? Demi tour? Mais si une voiture arrive ? Nous prenons le risque de faire demi tour et de nous équiper de nos frontales et tout l’attiraille du mineur!

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Mais à la sortie de ces tunnels infernaux les montagnes et la rivière nous dirigent jusqu’au Monténégro.

On traverse la dernière grande ville, Foča et ça sera une piste qui nous déposera devant la frontière.
Mais avant il y a la douane Bosniaque. Ils ne veulent pas nous laisser sortir si nous ne présentons pas d’assurance vélo. Incompréhension totale. Nous sortons de Bosnie, nous n’avons donc pas besoin d’assurance. Le douanier insiste en nous disant que nous allons avoir des problèmes. Gentiment nous lui expliquons que la seule assurance que nous avons c’est avec notre carte de crédit!

Il en vient finalement à nous demander de l’argent (30 euros). Je lui réponds bien aimablement que nous n’avons pas d’argent.

Il nous rend nos cartes d’identité et à nous le Monténégro.

 

 

Written by Tom

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